Depuis des années, je vais à Paris Web, qui est un événement incontournable pour les professionnels du Web.

Cette année, c’était mon premier Paris Web en tant que DCubienne.

Paris Web a la particularité d’être un évènement accessible pour les professionnels du web sourds et malentendants via la vélotypie (transcription en temps-réel) et la LSF (Langue des Signes Française). Faisant partie de ces professionnels, cette conférence tient une place particulière dans mon coeur de développeuse !

A droite, la projection du diaporama. Au centre, l’interprète LSF. A gauche, la vélotypie.

Cette année, j’étais également oratrice sur le sujet « Comment rendre accessible à tous les supports multimédias ? ».

A l’heure où nous communiquons de plus en plus sur les réseaux sociaux, j’ai voulu montrer à quel point il était facile de rendre accessibles les vidéos, les images et les fichiers PDF. Vous pouvez retrouver mes slides en ligne. En bonus, mes slides sont accessibles à tous grâce à AccesSlide !

Pendant deux jours, j’ai assisté à de nombreuses conférences, toutes plus intéressantes les unes que les autres.

En ouverture avec la conférence « VPTCS, un modèle transversal pour la qualité de l’expérience utilisateur« , Elie Sloïm nous a expliqué le modèle VPTCS (Visibilité – Perception – Technique – Contenus – Services ou pour mémoriser ce sigle plus facilement « Va Pas Te Faire Croire Supérieur »). C’est un modèle que j’ai eu l’occasion de découvrir et d’appréhender lors de ma formation et de ma certification sur la maîtrise de la qualité web via Opquast. Je conseille à tout le monde de la découvrir !

Etant concernée par l’accessibilité numérique, j’ai suivi en premier lieu les conférences portant sur cette thématique : « Réinventons les audits d’accessibilité web », « SVG et accessibilité », « Time Control in Accessibility » et « Y’a pas qu’le ALT dans la vie – Déployer l’accessibilité web à grande échelle ». Chaque conférence était très enrichissante, je vais maintenant les détailler un peu…

La conférence « Réinventons les audits d’accessibilité web » nous a expliqué comment faire des audits pour détecter les problèmes d’accessibilité sur un site web en se basant sur RGAA 3 (et maintenant RGAA 4). L’idée est de faire des tests de conformité et non-conformité grâce à l’outil « Accessibility Evaluaion Reports ». Il existe également des extensions de navigateur pour effectuer des tests d’accessibilité grâce à, par exemple, Axe (extension disponible sur Chrome) et Firefox Dev Tools (un inspecteur de l’accessibilité disponible sur Firefox).

Avec la conférence « SVG et accessibilité », j’ai appris comment rendre accessible les ressources graphiques SVG. Jusqu’ici je me contentais d’utiliser les IMG … Mais voyant que ce format SVG est performant et utile pour certaines utilisations, je ne vais plus hésiter à l’utiliser !

« Time Control in Accessible » (conférence en anglais) a permis de montrer comment il est possible de rendre accessibles les notifications en temps-réel grâce à une astuce tout simple et sous-estimée : l’attribut « aria-live ».

Et enfin, le duo Olivier et Arnaud, avec leur conférence « Y’a pas qu’le ALT dans la vie – Déployer l’accessibilité web à grande échelle« , a expliqué comment ils ont accompagné des équipes dans la démarche d’accessibilité.

En conclusion de ces 4 conférences sur la thématique de l’accessibilité :

  • Oui, il est possible de rendre accessible les sites web et facilement.
  • Oui, il faut commencer à y travailler dès le début du projet.
  • Non, ce n’est pas coûteux quand on s’y prend tôt.
  • Oui, cela concerne tous les acteurs du projet quelque soit son profil et pas seulement des développeurs.

J’ai également pu assister à des conférences qui ne traitaient pas d’accessibilité.

Parmi celles-ci, l’une m’a particulièrement intéressée : « Ne vous laissez plus déPOSSEder de vos contenus !« . Nicolas a mis en avant le principe POSSE (Publish on your Own Site, Syndicate Elsewhere). Il a démontré qu’il faudrait écrire ses propres contenus sur ses propres sites et d’en faire la publicité sur les réseaux sociaux car aucun site ou réseau social n’est éternel. En effet, les plateformes GéoCities, MySpace, Skyrock, FriendSter, Yahoo, Netscape, AOL, Vine (pour en citer parmi d’autres) ont toutes disparu … et leurs contenus également !

Sur une autre conférence, « The web of Now, balancing man and machine« , j’ai découvert deux outils sympatiques qu’on peut utiliser avec Visual Studio Code : Elements for Microsoft Edge (Chromium) et WebHint. Le premier permet de visionner votre site directement sur VS Code sans utiliser l’inspecteur de votre navigateur (le fameux F12). Le deuxième est un outil de diagnostic et permet de détecter les problèmes de performance, d’accessibilité, de compatibilité ou encore de sécurité sur VS Code. Deux outils que je ne manquerai pas d’utiliser !

Marjorie (de l’association GirlzInWeb), via sa conférence « Femmes du web : surmonter les obstacles sur le chemin des femmes qui entreprennent dans le web« , nous a fait part de son expérience en tant que femme entrepreneuse dans le monde de l’IT. C’était très intéressant et je regrette, personnellement, qu’il n’y a pas assez de femmes dans ce milieu. Il est important de promouvoir l’accès aux métiers de l’informatique chez les femmes. Car, chères femmes, vous avez aussi de la place dans ce métier très enrichissant, et vous êtes aussi légitimes !
DCube soutient l’association Women In Tech et j’en suis fière !

Et enfin, en tant que développeuse, je me suis également sentie concernée par le sujet « Performance : il se passe quoi après le backend ?« . Jean-Pierre a démontré pourquoi on attend parfois plusieurs secondes (voire une minute !) avant de pouvoir utiliser un site. La faute à… des publicités et annonceurs. Notez qu’il ne faut pas héberger les fonts et les fichiers CSS et JS des autres plateformes car cela ralentit le chargement de la page ainsi que les plugin de partages des réseaux sociaux. N’oubliez pas également de minifier vos propres fichiers CSS et JS qui peuvent faire toute la différence. En tout cas, il est possible de mesurer les performances grâce à des outils existants comme WebPack Bundle Analyzer ou WebPageTest.

En conclusion, ce furent deux jours très intenses et très enrichissants.

Encore une fois, Paris Web a été à la hauteur de mes espérances. A l’année prochaine !

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